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Un point linguistique sur l'écriture inclusive


Vanessa Benhayoun Blog - Un point linguistique sur l'écriture inclusive

Beaucoup d’entre vous le savent, avant d’être naturopathe j’étais linguiste. D’ailleurs je le suis toujours. Avant de prendre le chemin de la naturopathie, j’ai fais des études de Sciences de Langage. Cette science très humaine voire même humaniste a éveillé ma passion pour l’humain et ses interdépendances.


Je suis entrain d’écrire un essaie sur l’accompagnement naturopathique des chagrins d’amour. Se pose alors la question des choix de langage.


Depuis plusieurs années l’écriture inclusive ouvre de nouveaux horizons dans la graphie de la langue et la place du Féminin. Faut-il pour autant en mettre à toutes les sauces ? Je ne pense pas.


Personnellement, je ne me sens pas diminuée ou exclue par le fait que certaines règles de grammaire ont un tropisme masculin. Aussi, j’utilise depuis plus de 20 ans des tournures langagières inclusives comme les mots épicènes (neutres en genres), des formules englobantes, la double flexion et la féminisation des noms lorsque cela ne gène pas la lecture.

Par contre, je n’utiliserai pas l’alternance de noms féminins et masculins, qui peut porter à confusion ; ni l’accord de majorité qui est agrammatical.


Je ne ferais pas non plus usage du point médian qui, à mon sens, complique la lecture d’une langue déjà assez complexe. N’oublions pas qu’aujourd’hui en France, 1 jeune sur 10 a des difficultés de lecture et d’écriture, ainsi que 11% des 18-65 ans ; sans oublier les 7 millions de personnes dyslexiques !


J’aurais donc pour mes textes une écriture modérément inclusive afin de ne pas créer de clivage, et pour INCLURE SANS EXCLURE. Je souhaite en tout action respecter le principe hippocratique cher aux naturopathes “Primum non nocere”, AVANT TOUT NE PAS NUIRE.


Pour en revenir à notre sujet d’origine concernant l’amour et ses déboires, la langue française a aussi de jolies excentricités. En langage soutenu ou littéraire, le mot “amour” est de genre masculin au singulier et de genre féminin au pluriel (tout comme “délice” et “orgue”) :

Un amour heureux - Des amours heureuses.


Prenez soin de vous.

Vanessa




Un point linguistique sur l'écriture inclusive

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